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Ce blog consacré à la Grèce Antique n'a pas pour but d'être élitiste mais bien au contraire de rendre le monde hellénique accessible à tous. Vous y trouverez de la mythologie, de l'histoire, des biographies, de la littérature etc.
bonne visite !!
J'ai craqué, je ne pouvais pas partir en vacances sans vous parler de 3
blogs récemment découverts.
Il s'agit pour tous les trois de blog concernant le thème qui nous intéresse à savoir les langues anciennes. Les deux premiers sont ceux de deux professeurs de lettres classiques qui mettent à
profit leurs connaissances pour le plus grands bonheur des passionnés de lettres. http://latin2007.canalblog.com/ http://antiquitas-semper.over-blog.com/
Et enfin le blog de Lobé, un dessinateur talentueux et plein d'humour. Il s'est amusé à illustrer les aventures d'Achille le héros grec. Je lui ai proposé
une association de nos blogs et si tout marche bien à la rentrée certains articles seront illustrés sur son blog. N'hésitez pas à jeter un oeil http://strip.over-blog.fr/
Passez tous de bonnes vacances.
Jean-Louis
Départ demain 8h avec dans mon sac Rome de Mika Waltari
!!
La saga des livres de l'été continue. Le livre
que je vais vous présenter se déroule cette fois-ci dans l'Athènes Antique du IVème siècle avant JC.
Résumé
Le corps du jeune éphèbe Tramaque est retouvé sur le flanc d'une colline. Diagoras, maître philosophe de l'Académie, fait appel à Héraclès le déchiffreur
d'énigmes car il pressent que la mort de son brillant élève est toute autre que celle officiellement annoncée. Les deux hommes rentrent donc dans une recherche minutieuse de preuves
pour se rapprocher de la VERITE (alethia en grec).
Mon point de vue.
Je ne vous cacherai pas une nouvelle fois que j'ai été émerveillé par cet ouvrage qui nous plonge littéralement au coeur
d'Athènes on y cotoit certains grands personnages comme Platon. Il balait un grand horizon de la culture grecque à savoir le culturel (théatre) social (administrations...) le religieux etc. Outre
certains termes vraiment complexes il est facilement abordable.
- une précision toutefois. D'une certaine manière il comprend deux histoires celle énoncée plus haut ainsi que celle d'un traducteur de texte qui annote ses remarques au cours de sa traduction.
Je n'avais pas compris que ça faisait partie du roman et ce n'est qu'après avoir terminé le livre hier, en regardant la quatrième de couverture que j'ai compris mon erreur... mais cela ne gène en
rien la compréhension de l'histoire. C'est un procédé très intéressant qui mérite d'être connu.
Ce livre est l'occasion de réviser ce qu'est le platonisme et des événements comme la mort de
Socrate.
« Que nul n’entre s’il n’est geometre »
Bien évidemment je ne vous cacherai pas qu'il abonde en rebondissements et
captive jusqu'à la dernière ligne ! Je le conseille à tous.
Je vais en profiter pour expliquer certains termes qui peuvent faire obstacle :
une hétaïre = une prostituée
un astynome = personne tirée au sort tous les ans chargée de s'occuper de l'accès des rues (voir si rien ne les encombre)
un cénacle = (définition wikipédia (je n'ai pas trouvé ailleurs) :
le sens propre du mot correspond à une assemblée privée de personnes dont les membres ont été
choisis : il s'agit donc d'un cercle fermé. )
Si par hasard vous étes amenés à le lire et que d'autres termes vous paraissent obscurs
n'hésitez pas à demander des éclaircissements (comme pour n'importe quel livre sur l'Antiquité).
bonne lecture !
sur les conseils d'une lycéenne inconnue j'entame à présent la lecture de Rome de Mika Waltari
Après près d'une année (scolaire) à parler Grèce Antiquite, une pose s'impose (c'est le cas de le dire). Il y aura encore des articles sur ce
blog pendant les vacances mais plutôt pour vous faire part de lectures que je fais toujours sur le thème qui nous intéresse : L'Antiquité.
Je vais commencer cette série d'articles par un livre que je viens de terminer
:
L'énigme de Catilina de Steven Saylor.
Saylor est un auteur hors du commun, il réussit à créer d'incroyables enquêtes policières au sein de la Rome du premier siècle av J-C. Gordien, le principal
protagoniste de ses romans, est le "Hercule Poirot" de l'Antiquité.
résumé du début
Alors que Gordien surnommé "l'Enquêteur" s'est retiré des tumultes de Rome et de la politique, pour vivre dans une ferme qu'il a hérité d'un ami,
éclate la célébrissime affaire Catilina. Le consul Cicéron, ami de Gordien, requiert son aide au nom d'une dette d'honneur. Gordien est inévitablement poussé au coeur d'une Rome brûlante au
bord de la guerre civile [...]
Je recommande donc ce livre à ceux qui aiment les romans policiers, ou à ceux qui désirent passer un bon moment en compagnie des grands de la Rome des César.
Je précise, pour ceux qui redoutent un livre que j'ai pu présenter comme étant historique, qu'il n'est nécessaire d'aucune connaissance historique pour apprécier cet ouvrage, tout est dit et le
suspence dure jusqu'au bout !!!
5 mots sur lesquels les élèves du bac L 2008 ont du réfléchir pendant 4h. Heureusement que nos amis les grecs étaient là car le combat fut rude. Maintenant j'essayerai de vous donner
des éléments de réponse qui me sont venus en tête (et qui ne sont pas forcément bons :-) ) dès à présent je peux vous renvoyer au mythe de la caverne que nous avons précédemment vu (
le mythe de la Caverne ) qui a occupé une 1/2 page de ma copie.
peut etre que si j'ai le courage j'y reviendrai...
Alors brièvement comment introduire la mythe dans le sujet. Il s'agit de montrer comme le veut le sujet que l'on peut changer sa manière de percevoir, c'est possible dans
la mesure ou selon Platon le sage y arrive, il perçoit les choses différemment (il voit le soleil = source de la lumière), contrairement aux prisonniers qui se contentent d'ombres qui ne sont pas
même des reflêts de la réalité (issues d'un feu). On peut alors ou bien montrer que les hommes ne peuvent éduquer leur perception du réel dans la mesure où ils se refusent à un exercice visant à
changer leur vision du Réel ou bien on souligne que pour Platon les hommes peuvent changer leur manière de voir les choses mais ce ne sont pas n'importe lesquels : les Sages.
NB: on retrouve ici encore l'idéal platonicien qui veut que les Sages soient les maîtres légitimes, car ils savent repousser les limites humaines au-delà des sens (on peut dans le sujet montrer
que les sens empêchent, dans une certaine mesure, les hommes d'apprécier la réalité).
Lors de mon oral de grec, l'examinatrice m'a conseillé de lire cet extrait du Phédon (recit de la mort de socrate). Effectivement,
il est magnifique. Bonne lecture
Platon, Phédon, 84d-85b : « Le chant du Cygne »
84c (…) A quoi Simmias répondit : « Je vais te dire la vérité, Socrate. Depuis un moment, chacun de nous, en proie au doute, pousse et engage
l’autre à te poser une question, car nous avons grande envie de t’entendre, mais nous hésitons à te déranger, de peur que cela ne te soit désagréable dans ta situation. » En entendant cela,
Socrate se prit à rire doucement et dit : « Parbleu, Simmias, j’aurais vraiment de la peine à persuader aux autres hommes que je ne regarde pas ce qui m’arrive comme un malheur, quand
je ne puis même pas vous en persuader vous-mêmes, et quand vous avez peur de me trouver d’humeur plus chagrine que dans ma vie passée. A ce que je vois, vous me croyez inférieur aux cygnes pour
la divination. Quand ils sentent approcher l’heure de leur mort, les cygnes chantent ce jour-là plus souvent et plus mélodieusement qu’ils ne l’ont jamais fait, parce qu’ils sont joyeux de s’en
aller chez le dieu dont ils sont les serviteurs. Mais les hommes, par suite de leur crainte de la mort, vont jusqu’à calomnier les cygnes et disent qu’ils déplorent leur trépas par un chant de
tristesse. Ils ne réfléchissent pas qu’aucun oiseau ne chante quand il a faim ou froid ou qu’il est en butte à quelque autre souffrance, non pas même le rossignol, l’hirondelle et la huppe, qui
chantent, dit-on, pour lamenter leur douleur. Mais moi, je ne crois pas qu’ils chantent de tristesse, pas plus que les cygnes ; je pense, au contraire, qu’étant les oiseaux d’Apollon, ils
sont devins et que c’est parce qu’ils prévoient les biens dont on jouit dans l’Hadès, qu’ils chantent et se réjouissent ce jour-là plus qu’ils ne l’ont jamais fait pendant leur vie. Or je me
persuade que je suis moi-même attaché au même service que les cygnes, que je suis consacré au même dieu, que je tiens de notre maître un don prophétique qui ne le cède pas au leur, et que je ne
suis pas plus chagrin qu’eux de quitter la vie. C’est pourquoi, à cet égard, vous n’avez qu’à parler et à faire toutes les questions qu’il vous plaira, tant que les onze des Athéniens le
permettront.
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