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La Grece Antique par Jean-Louis

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La Grece Antique par Jean-Louis
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Pour Noël !

une grande surprise ^^ !
NB : Il va y avoir moins d'articles dans les prochains jours à venir pour cause de préparation d'un concours blanc

 

            Un roi soucieux du devenir de son fils consulta le devin Tirésias (Tirésias : le devin mythique ) alors que l'enfant n'était qu'un bébé. L'aveugle lui répondit que s'il voulait que son enfant survive il faudrait l'empêcher de se voir dans quelque objet que ce soit.

            Ainsi l'enfant grandit sans jamais voir son visage. Il était bien fait de sa personne et les filles du royaume désiraient qu'il ait quelque attention pour elles. Mais Narcisse, c'est ainsi qu'il se nommait, était un garçon solitaire et l'emportement, que certaines filles avaient à sa vue, l'inquiétait.

             Alors qu'il avait seize ou dix-sept ans il partit seul à la chasse. Après avoir traversé quelques plaines, il rentra dans une petite forêt, là vivait la nymphe Echo condamnée par Zeus a répéter les derniers mots que les gens lui adressaient. Dès qu'elle l'aperçut, elle en tomba amoureuse. Elle ne pouvait pas l'aborder en premier aussi elle le suivit en se cachant. Narcisse sentit une présence autour de lui. Il apostropha la personne qui se cachait et n'entendant que ses paroles se répéter, il continua son chemin indifférent. Echo désemparée par ce nouveau malheur se laissa dépérir, mais de son dernier souffle elle maudit le jeune homme en invoquant Némésis, la déesse vengeresse. 

 

              Continuant sa route, Narcisse rencontra un petit ruisseau. En se penchant pour boire un peu, son regard croisa celui de son propre reflet. Némésis qui n'avait pas été sourde à la malédiction d'Echo rendit le jeune homme amoureux ce qu'il prenait pour un autre mais qui n'était que lui. Le jeune homme ne put détacher son regard de l'eau. Aussi, incapable de subvenir à ses besoins, il dépérit au bord du ruisseau.

 

On raconte qu'à sa mort son corps se changea en une fleur qui porte depuis son nom.

 

 

ajouter un commentaire commentaires (4)    communauté : Mythes et littérature grecs publié dans : mythes fondateurs

L’affaire de Potidée

Potidée est une ancienne colonie de Corinthe qui fait partie de la ligue de Délos. Elle, comme les régions de Macédoine et de Chalcidique (au nord de la Grèce) menacent de se retirer de la ligue. C’est pourquoi Athènes lance un ultimatum à la ville. Elle requiert la destruction de ses murs et la rupture de tout contact avec Corinthe. Potidée envoie deux ambassades une à Athènes et une à Sparte pour réclamer de l’aide. Cette dernière revient avec la promesse suivante : si la ligue de Délos attaque la cité, Sparte rentrera en guerre. De son côté, Athènes respectant sa parole attaque et bat Potidée et ses alliés. La guerre est donc en partie commencée. En août 432 les alliés de Sparte votent pour la guerre.

 

            La guerre est donc déclarée mais devant l’ampleur de cette guerre « mondiale » personne ne veut occuper la place de responsable, aussi aucune réelle initiative militaire n’est déclanchée avant le printemps -431 lorsque Thèbes (alliée de Sparte) attaque la ville de Platée (alliée d’Athènes). Les deux camps acceptent la guerre mais Périclès à Athènes comme Archidamos à Sparte attente un mouvement dans le camp adverse. (suite :  La guerre du Péloponnèse première partie (-431 ; -421) (1)  )


ajouter un commentaire commentaires (3)    communauté : La commune des philosophes publié dans : Histoire

               La guerre du Péloponnèse


NB : quelques précisions avant de commencer la saga de la guerre du Péloponnèse. Elle est à mon sens beaucoup plus complexe que les guerres médiques. C'est pourquoi pour limiter l'indigestion je vais la diviser le plus possible de manière à ce que chaque étape soit compréhensible par tous.


1)      
Les causes

Depuis les guerres Médiques (-490 à -479) Athènes domine la Grèce grâce à l’instauration de la ligue de Délos. Chaque cité y participant fournit ou bien des navires ou bien un tribut stocké au sein même de la ville d’Athènes. L’argent devait, à l’origine, servir à l’entretien d’une flotte grecque au cas ou un ennemi commun, comme la Perse, deviendrait une menace. Les années passent et les Athéniens, voyant peu d’intérêt à entretenir une armée qui ne combat pas, décident de l’utiliser pour embellir leur cité. C’est ainsi que sous l’archontat de Périclès, l’Acropole est reconstruite. Elle reste néanmoins une puissance politique. Mais cette prédominance ne plait pas à sa grande rivale : Sparte. Thucydide laisse entendre que cette ligue de Délos est le facteur premier qui a causé la guerre « Les Lacédémoniens désirent la guerre, parce qu’ils ont peur de vous [athéniens] »

Un autre facteur, qui dut conduire à la guerre, est la menace que fait régner Athènes sur les alliés de Sparte réunit avec celle-ci dans la ligue du Péloponnèse. Il ne fait de doute que la Politique dominatrice d’Athènes y est pour beaucoup quand elle s’est tournée vers l’Acarnanie ou des villes de Sicile et même Corcyre (colonie de sa rivale : Corinthe). En -435 une guerre éclate entre Corcyre et Corinthe à cause de la ville d’Epidamme. Les causes et conséquences sont nombreuses, mais ce qui est à retenir est qu’Athènes décide de s’allier avec Corcyre qui a su user des bons arguments. Cette alliance est purement défensive ce n’est pas une summachia (alliance de combat et de défense)  mais une épimachia (alliance de défense).



ajouter un commentaire commentaires (5)    communauté : Philhéllène publié dans : Histoire



                      Il ne faut pas croire que l'histoire grecque fait partie intégrante de quelques passionnés. Il faut bien évidemment l'apprendre et pour ça avoir des sources compréhensibles. Toute la "saga" que je vais entreprendre sur la guerre du Péloponnèse, m'a été inspirée d'un ouvrage très intéressant que je recommande à celles et ceux qui s'intéressent de près ou de loin à l'histoire de l'Antiquité. L'ouvrage à le mérite d'être accessible à un vaste public. Je ne peux faire qu'une seule recommandation pour ceux qui voudraient se lancer dans sa lecture : munissez vous d'une carte détaillée de la Grèce Antique ! J'en possède une très bien pour cela mais le soucis est qu'elle est illisible sur le blog lorsque je la poste. Sur demande je peux vous l'envoyer par mail.
                                  Sur ces considérations je vous souhaite une bonne lecture !

ajouter un commentaire commentaires (3)    communauté : Mythes et littérature grecs publié dans : lectures recommandées


          L'Amour est une émotion si complexe que même de nos jours nous n'arrivons pas à cerner. L'Amour est énigmatique tant et si bien que depuis l'Antiquité on s'interroge sur sa nature. Une fois n'est pas coutume Platon tente, à travers ce dialogue dans lequel il met en scène son maître, Socrate, de définir ce qu'est l'idée d'Amour et surtout comment devient-on amoureux(se) ? 

 I Lysis

            Socrate en se rendant au lycée (une colline aux alentours d'Athènes ^^ ) rencontre Hippothalès et Ctésippe avec d'autres jeunes gens? Ils veulent l'associer à un entretien avec leur maître Miccos dans une nouvelle palestre (lieu d'entrainement pour les activités sportives). A l'entrée du lieu-dit Socrate interroge Hippothalès  au sujet de ses amours. Le jeune homme intimidé n'ose répondre. Ce sont ses camarades qui répondent à Socrate que la jeune homme aime un certain Lysis le fils du noble Démocrate. Socrate intrigué par cet amour souhaite entendre Hippothalès parler à propos de son aimé.  
             Hipp. requiert l'aide de Ctésippe qui raconte à Socrate les nombreux chants et poèmes que leur répète sans cesse le jeune éphèbe au sujet de son aimé. Seulement voilà pour Socrate on ne peut chanter les louanges de son aimé avant de l'avoir conquis car l'aimé se gonffle d'orgueil tant et si bien qu'il devient inaccessible. Ce début de réflexion intrigue le jeune amant qui désire entendre de la bouche de Socrate ce qu'il faut dire pour séduire un jeune homme.
              Socrate met au point tout un stratagème pour réussir à discuter avec Lysis qu'il sait attiré par les discusions philosophiques. Aussi son but atteint il entame une réflexion avec le jeune homme au sujet de la nature de l'amour.

             Je n'en dis pas plus afin de vous laisser tout le loisir de lire ces vingt pages de réflexion sur l'Amour. Je préfère prévenir que la fin est assez compliquée même Socrate se perd dans ses pensées (ou le fait croire) ! Toutefois les 3/4 sont abordables dans la mesure ou l'on doit être bien concentré pour suivre toute la démarche intellectuelle. Je ne manquerai pas d'y revenir si l'envie m'en prend un jour ^^

ajouter un commentaire commentaires (3)    communauté : Parlons d'amour publié dans : La Philosophie grecque
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