Mercredi 28
Comme d'habitude, nous avons fait appel au transporteur du lycée pour les deux derniers jours: ce matin, un car de l'école nous descend au musée National pour nous reprendre deux heures et demie plus tard et nous conduire à Syntagma. De grands efforts de modernisation ont été accomplis par le musée, pour, en particulier représenter , en couleur, les oeuvres majeures à côté des originaux et nous faire ainsi comprendre que les Grecs antiques ne vivaient pas dans un décor de marbre blanc mais que leurs temples étaient richement rehaussés de peintures polychromes. C'est toujours un émerveillement de voir les statues de kouroi et de korai archaïques, classiques et hellénistiques, de s'attarder sur les détails émouvants des stèles funéraires et pittoresques des vases aux motifs mythologiques, géométriques , floraux ou marins.Une chance, le premier étage est à nouveau ouvert et nous admirons les salles réservées aux fouilles de Santorin aux motifs mycéniens et crétois.
Ce sont toujours les salles mycéniennes et cycladiques qui attirent le plus.
La plupart de nos élèves utilisent à fond le temps dévolu au musée, les plus rapides battent pourtant des records et nous attendent longuement à la sortie.
Samedi dernier, nous avons réservé un restaurant à Plaka; nous nous y rendons en passant par odos Ermou, la grande voie piétonne commerçante et nous ne pouvons nous empêcher d'ajouter deux visites à notre programme : les deux églises byzantines les plus anciennes d'Athènes: Kapakarnea et Mitroploleos avant de retrouver notre restaurant avec vue sur l'Acropole: frites , souvlakis et salade grecque bienvenues avant le programme de l'après-midi: l'Acropole. De même que le matin, nous avons droit à d'excellents exposés présentant l'historique des lieux ,les travaux de Périclés, l'oeuvre de Phidias, le théâtre de Dionysos, bref en une heure les Propylées, l'Erechtéion, le Parthénon, la Pnyx et l'agora n'ont plus de secrets pour des élèves qui, en majorité, prennent consciencieusement des notes. Au musée de l'Acropole, les caryatides, le fronton du temple d'Athéna permettent une révision des principales notions d'architecture.
15 heures, nous descendons tranquillement vers Monastiraki, vers le temps libre tant attendu ...
17 heures, comme tous les Athéniens qui se respectent, nous prenons le métro jusqu'à Ethniki Amina, puis le bus jusqu'à Aghia Paraskevi.
18 heures A l'heure (pour une fois) devant le lycée; beaucoup d'effervescence: dernière soirée, il s'agit pour la plupart de se retrouver avec des correspondants devenus des amis et de parfaire ses connaissances en grec moderne en savourant une dernière pita.
Jeudi matin: tout le monde se retrouve au lycée . Nous avons prévu, pour le plus grand bonheur de tous, un contrôle de connaissances sur l'ensemble du séjour. 50 questions culturelles ou relatives à la vie du groupe. Après un temps d'hésitation, tout le monde -ou presque- accepte de jouer le jeu. Bonne réussite en général. Félicitations.
Midi. Adieux émus, mais ce n'est qu'un au revoir. Au vu des relations qui se sont nouées, c'est promis, les Grecs viendront à Saint-Brieuc fin octobre.
Merci à tous ceux qui ont rendu ce voyage possible, à Noëlle Bertin en particulier, ainsi qu'à Maryse Fraysseix et au lycée francohellénique.Merci à tous les adultes qui ont accepté d'héberger nos jeunes qui n'avaient pas de correspondants.Merci aussi au nouveau président du comité de jumelage d'Aghia Paraskevi qui, à peine élu, était prêt à offrir une soirée en taverne à nos élèves. N'oublions pas les élèves eux-mêmes, dont le comportement ? certes pas irréprochable (serait-ce vraiment souhaitable ?!), mais très raisonnable ? a contribué à la bonne ambiance tout au long de la semaine.
Tout le monde a donc fait son possible pour le succès de ce voyage.
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