suite de : La guerre du Péloponnèse première partie (-431 ; -421) (2) La peste
- 431 à - 430 grandes expéditions maritimes avec la flotte Athénienne et
Corcyréenne
- 429 Les Athéniens matent les Eginètes. Il faut savoir qu'égine est l'ennemi
héréditaire d'Athènes. La ville occupe une île en face du port d'Athènes. Elle
menace à tout moment de causer du tort à la ville mère de la Ligue de Délos.
La révolte de Mytilène
En - 428 Mytilène s’efforce de s'unir à l’île de
Lesbos pour rejeter sa place dans la ligue de Délos. Athènes tenue au courant de cette trahison envoie une flotte de 40 navires pour mater la rébellion. L'effet de surprise est rompu
car Mytilène a été alertée à temps. Elle se met à temps en état de siège. Un armistice a lieu entre les deux cités. La cité de Lesbos envoie alors une ambassade à Athènes et une à
Olympie en secret (là se réunit la ligue du Péloponnèse). Ayant appris la ruse les Athéniens assiègent Mytilène. Cette guerre est un coup dur pour les Athéniens qui doivent lever pour
la première fois un impôt extraordinaire pour financer leur siège : l’eisphora.
-427 les oligarques à la tête de Mytilène décident de se
rendre. Les Athéniens mettent à mort les seuls responsables de la révolte environ mille personnes. Ils divisèrent le territoire lesbien en 3000 lots dont 2700 réservés à des Clérouques (soldats
Athéniens envoyés sur place en temps que garnison, ils cultivent leur terrain pour vivre).
Sparte est mal au point, vaincue sur la mer et
maîtrisée sur terre, on suppose qu’elle était prête à réclamer la paix en échange de l’île d’Egine, on le déduit de la comédie d’Aristophane : les Acharniens.
par Jean-louis
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La Peste
On raconte qu’un bateau égyptien en -430 amena la peste (ou ce que l’on appelle de nos jours le Typhus).
Toujours est-il que l’entassement des Athéniens entre les Longs Murs, leur manque d’hygiène permirent une progression rapide de l’épidémie. Thucydide décrit dans son ouvrage les symptômes de la
maladie (qui furent par ailleurs reprise dans La Peste de Camus). Les hommes se déshumanisent en quelque sorte, ils ne prennent plus soin de leur hygiène, ne se préoccupent plus des
rites sacrés etc. Cette épidémie a pour conséquence majeure, outre la mort de centaines de personnes, le décès de Périclès en -429.
La stratégie Athénienne
Il ne faut
surtout pas imaginer que de -431 à -421 les Athéniens restèrent derrière leurs murailles les bras croisés à attendre que le calme revienne. Ce serait
une conception totalement fausse. Le conflit avait lieu sous la forme de représailles. Comme nous l’avons vu les Spartiates faisaient régner la terreur sur terre mais il ne faut pas oublier que
les Athéniens étaient maître de la mer et leur flotte avait le double avantage de couper le Péloponnèse de toute aide de la Grèce Occidental et de frapper le Péloponnèse par des batailles courtes
et ravageantes.
Les Athéniens avaient deux objectifs :
- mater la révolte de Potidée
- mettre à sac le Péloponnèse
par Jean-louis
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suite de Les causes de la
Guerre du Peloponnèse (1) ; Les causes de la Guerre du Peloponnèse (2) Potidée
La guerre d’Archidamos (-431 ; -421)
Le plan de Périclès était très simple car il se basait sur une analyse réaliste de la
situation. Deux grandes alliances s’affrontent dont l’une à la prédominance sur la mer et la seconde sur la Terre. Périclès sait qu’affronter l’infanterie Péloponnésienne qui se compose grosso
modo de 60000 hommes est impensable. De même que la flotte « Délienne » (ligue de Délos) est largement supérieure à celle de ses adversaires. Supériorité navale due à la prédominance
financière d’Athènes. Aussi un partage aussi équitable des forces ne présage pas une guerre courte et facile. La guerre d’usure est de mise et il s’agit alors de faire le plus de mal à
l’ennemi.
Le plan de Périclès
Il est très simple en soi, il veut transformer Athènes en « Bunker ». Il dut
convaincre toute la population de l’Attique de se réfugier dans l’enceinte de la ville d’Athènes plus précisément entre les « Longs Murs » (enceinte fortifiée qui relie Athènes à son
port : le Pirée). En effet il peut se permettre un tel exode compte tenu du fait que la flotte Athénienne peut pourvoir au ravitaillement de la ville.
La stratégie spartiate
Elle se base sur le fonctionnement de la « razzia » Les troupes spartiates
envahissent l’Attique une fois par an* et détruisent toutes les récoltes de céréales, scient les oliviers, coupent les vignes sous le regard des Athéniens.
* pas exactement tous les ans en effet en -428 les spartiates n’attaquent pas par peur de la
peste qui frappe Athènes. De même un tremblement de terre en -426 les dissuade d’attaquer (les spartiates sont très superstitieux (cf. Marathon en -490 La première guerre Médique -490 )). En -427 Platée est rasée et les habitants tués. Les rescapés fuient à Athènes où ils seront
bien accueillis.
Ce qui est à retenir de cette carte pour l'instant : la localisation des deux grandes alliances rivales en
rose pour la ligue du Péloponnèse et en jaune pour la ligue de Délos, nous reviendrons sur cette carte pour continuer notre enquête historique.
par Jean-louis
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Vendredi 21 novembre 2008
L’affaire de Potidée
Potidée est une ancienne colonie de Corinthe qui fait partie de la ligue
de Délos. Elle, comme les régions de Macédoine et de Chalcidique (au nord de la Grèce) menacent de se retirer de la ligue. C’est pourquoi Athènes lance un ultimatum à la ville. Elle requiert la
destruction de ses murs et la rupture de tout contact avec Corinthe. Potidée envoie deux ambassades une à Athènes et une à Sparte pour réclamer de l’aide. Cette dernière revient avec la
promesse suivante : si la ligue de Délos attaque la cité, Sparte rentrera en guerre. De son côté, Athènes respectant sa parole attaque et bat Potidée et ses alliés. La guerre est donc
en partie commencée. En août 432 les alliés de Sparte votent pour la guerre.
La guerre est
donc déclarée mais devant l’ampleur de cette guerre « mondiale » personne ne veut occuper la place de responsable, aussi aucune réelle initiative militaire n’est déclanchée avant le
printemps -431 lorsque Thèbes (alliée de Sparte) attaque la ville de Platée (alliée d’Athènes). Les deux camps acceptent la guerre mais Périclès à Athènes comme Archidamos à Sparte attente un
mouvement dans le camp adverse. (suite : La guerre du Péloponnèse première partie (-431 ; -421) (1)
)
par Jean-louis
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Mercredi 19 novembre 2008
La guerre du Péloponnèse
NB : quelques précisions avant de commencer la saga de la guerre du Péloponnèse. Elle est à mon sens beaucoup plus complexe que les guerres médiques. C'est pourquoi pour limiter l'indigestion je
vais la diviser le plus possible de manière à ce que chaque étape soit compréhensible par tous.
1)
Les causes
Depuis les guerres Médiques (-490 à -479) Athènes domine la Grèce grâce à
l’instauration de la ligue de Délos. Chaque cité y participant fournit ou bien des navires ou bien un tribut stocké au sein même de la ville d’Athènes. L’argent devait, à l’origine, servir à
l’entretien d’une flotte grecque au cas ou un ennemi commun, comme la Perse, deviendrait une menace. Les années passent et les Athéniens, voyant peu d’intérêt à entretenir une armée qui ne combat
pas, décident de l’utiliser pour embellir leur cité. C’est ainsi que sous l’archontat de Périclès, l’Acropole est reconstruite. Elle reste néanmoins une puissance politique. Mais cette prédominance ne plait pas à sa grande rivale :
Sparte. Thucydide laisse entendre que cette ligue de Délos est le facteur premier qui a causé la guerre « Les Lacédémoniens désirent la guerre, parce qu’ils ont peur de vous
[athéniens] »
Un autre facteur, qui dut conduire à la guerre, est la menace que fait
régner Athènes sur les alliés de Sparte réunit avec celle-ci dans la ligue du Péloponnèse. Il ne fait de doute que la Politique dominatrice d’Athènes y est pour beaucoup quand elle s’est tournée
vers l’Acarnanie ou des villes de Sicile et même Corcyre (colonie de sa rivale : Corinthe). En -435 une guerre éclate entre Corcyre et Corinthe à cause de
la ville d’Epidamme. Les causes et conséquences sont nombreuses, mais ce qui est à retenir est qu’Athènes décide de s’allier avec Corcyre qui a su user des bons arguments. Cette
alliance est purement défensive ce n’est pas une summachia (alliance de combat et de défense) mais une épimachia (alliance de défense).

par Jean-louis
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