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vous l'aurez compris il existe très très peu de
représentation de Pisistrate...
Malgré la rédaction des lois par Dracon cf. (Dracon ) , les troubles continuèrent à Athènes. Finalement, pour éviter une guerre civile, les nobles et le peuple décidèrent de confier au citoyen le plus sage d'Athènes, Solon, le soin de réorganiser la cité et refaire toutes les réformes nécessaires. D’avance tous les Athéniens jurèrent d'observer ses lois pendant cent ans (594).
Ce fait prouve en quelle estime on tenait Solon. Par sa naissance, il appartenait à la classe des Eupatrides cf. (L'oligarchie à Athènes au VII av JC ), mais il ne possédait qu'une fortune médiocre et avait dû faire du commerce. C'était non
seulement un homme instruit, plein d'expérience et de bon sens, mais un guerrier énergique qui, dans une guerre (contre Mégare) avait fait la conquête de l'île de Salamine. De plus, Solon était
poète, ce qui lui donnait un grand prestige, car les poètes passaient aux yeux des Grecs pour être inspirés des dieux. Élu archonte à l'unanimité, Solon entreprit des réformes, avec la volonté
d'être équitable pour tous et de tenir la balance égale entre les partis opposés.
suite http://www.grece-antique.fr/articles;916dd2c73b491fd2ce87ead68e3fa58b
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Sappho a vécu dans la deuxième moitié du 7e siècle.
« Originaire de Lesbos, de la cité de Mytilène. Son père était Scamandre, ou selon d'autres Scamandronymus. Elle avait trois frères: Erigyios, Larichos et l'aîné Charaxos qui s'embarqua pour l'Égypte accompagné d'une certaine Doricha pour laquelle il dépensa des sommes folles.
Elle eut une fille qu'elle appela Cléis, du nom de sa propre mère.
On l'a accusée de vivre un peu en marge et d'aimer les femmes. Physiquement,
il semble qu'elle était sans intérêt et plutôt laide, trop brune de peau et très petite. » (Papyrus Oxyrhynchus, 2e s. ap. J.-C.)
Heureux! qui près de toi, pour toi seule soupire,
Qui jouit du plaisir de t'entendre parler,
Qui te voit quelquefois doucement lui sourire.
Les Dieux dans son bonheur peuvent-ils l'égaler ?
Je sens de veine en veine une subtile flamme
Courir par tout mon corps, sitôt que je te vois :
Et dans les doux transports où s'égare mon âme.
Je ne saurais trouver de langue ni de voix.
Un nuage confus se répand sur ma vue.
Je n'entends plus: je tombe en de douces langueurs;
Et pâle, sans haleine, interdite, éperdue,
Un frisson me saisit, je tremble, je me meurs.
Mais quand on n'a plus rien, il faut tout hasarder...]
Traduction de Boileau, Traité du Sublime, ch. VIII, cité dans Alcée, Sappho, Les belles
Lettres
à
φάινεταί μοι κῆνος
ἴσοσ τηέοισιν
ἔμμεν ὤνερ ὄστις
ἐναντίος
τοι
ἰζάνει καὶ πλασίον ἀδυ
φωνεύσασ ὐπακούει
καὶ γαλαίσας
ἰμμερόεν τὸ δὴ ᾽μάν
καρδίαν ἐν στήθεσιν ἐπτόασεν,
ὠσ γὰρ εὔιδον βροχέως
σε, φώνας
οὐδὲν ἔτ᾽ ἔικει,
ἀλλὰ κάμ μὲν γλῳσσα έαγε, λέπτον
δ᾽ αὔτικα χρῷ πῦρ ὐπαδεδρόμακεν,
ὀππάτεσσι δ᾽ οὐδὲν ορημ᾽,
ἐπιρρόμβεισι δ᾽ ἄκουαι.
ἀ δέ μ᾽ ί᾽δρως
κακχέεται, τρόμος
δὲ
παῖσαν ἄγρει χλωροτέρα δὲ ποίας
ἔμμι, τεθνάκην δ᾽ ὀλιγω ᾽πιδεύην
φαίνομαι [ἄλλα].
πᾶν τόλματον [......]
Il me paraît égal aux dieux celui qui, assis
près de toi, doucement, écoute tes ravissantes paroles et te voit lui sourire ; voilà ce qui me bouleverse jusqu'au fond de l'âme.
Sitôt que je te vois, la voix manque à mes lèvres, ma langue est enchaînée, une flamme subtile court dans toutes mes veines, les oreilles me tintent, une sueur froide
m'inonde, tout mon corps frissonne, je deviens plus pâle que l'herbe flétrie, je demeure sans haleine, il semble que je suis près d'expirer.
Mais il faut tout oser puisque dans la nécessité...
L'Amour, source de maux, a toujours été un des principaux topoi (lieux communs) de la littérature Antique. Souvent traité à travers la mythologie, L'amour
est vu comme un lien qui éternel entre deux êtres (même si cette conception ne fait pas l'unanimité).
Il nous reste encore en mémoire ces couples idylliques :
Pyrame et Thisbé, Orphée et Euridice, Phlémon et Baucis etc.
Ce sentiment est parfois traité de manière plus personnelle, comme le fait la poétesse Sapho ou encore son homologue romain Catulle, en explimant leurs sentiments envers la
personne aimée.
Autre texte célèbre au sujet de l'amour, L'art d'aimer d'Ovide
La femme ne sait point résister aux feux et aux flèches cruelles de l'Amour, dont les traits, il me semble, pénètrent moins avant dans le coeur de l'homme. L'homme trompe
souvent ; la femme est rarement trompeuse. Etudiez ce sexe, vous y trouverez peu de perfides. L'astucieux Jason délaisse Médée, déjà mère, et fait entrer dans son lit une nouvelle épouse. Il ne
tint pas à toi, Thésée, qu'Ariane, abandonnée sur des bords inconnus, ne servît de pâture aux oiseaux des mers. Pourquoi Phillys se rendit-elle neuf fois sur le rivage ? Demandez-le aux forêts
qui, pleurant sa perte, se dépouillèrent de leur chevelure. Ton hôte, ô Didon, malgré sa réputation de piété, ne te laisse en fuyant qu'un glaive et le désespoir, cause de ta mort.
Infortunées, je vais vous apprendre ce qui causa votre perte : vous ne saviez pas aimer. L'art vous manqua, cet art qui
perpétue l'amour. Aujourd'hui encore elles l'ignoreraient ; mais Cythérée m'ordonna de l'enseigner aux femmes. Cythérée s'offrit à mes yeux, et me dit : «Que t'ont donc fait les malheureuses
femmes pour que tu les livres ainsi, troupeau sans défense, au glaive des hommes armés par toi ? Tu consacras deux chants à les instruire dans ton art ; l'autre sexe, à son tour, réclame tes
conseils. Le poète, qui d'abord avait versé l'opprobre sur l'épouse de Ménélas, mieux inspiré, chanta bientôt ses louanges. Si je te connais bien, tu ne voudras pas offenser les belles ; c'est un
service qu'elles doivent attendre de toi pendant toute ta vie». Elle dit ; et, de la couronne qui ceignait sa chevelure, détachant une feuille et quelques grains de myrte, elle me les donna. Je
sentis, en les prenant, une influence divine : l'air brilla plus pur autour de moi, et ma poitrine fut comme soulagée d'un fardeau.
On connait l'attitude assez machiste des hommes romains c'est pourquoi ce texte peut choquer. Il faut savoir que Ovide dans son oeuvre passe plus
de temps à conseiller les hommes que les femmes...alors, qui ne sait aimer ?
http://remacle.org/bloodwolf/poetes/falc/sappho/oeuvre.htm
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