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L’école d’Athènes fait partie d’un ensemble de quatre fresques peintes entre 1509-1511 dans la
chambre de la signature (appartements dit « de Raphaël » au Vatican) .Cette pièce selon les volontés du Pape devait représenter à la fois le Beau,
le Vrai et le Bien. Concernant le Beau c’est le Parnasse (montagne mythique qui fut peinte), le Bien, lui, fut représenté par : La dispute du saint sacrement ; et concernant le
Vrai c’est l’Ecole d’Athènes qui fut peinte. Et c’est cette dernière œuvre qui va être présentée lors de cet exposé.
I biographie de Raphaël
Raphaël est né le 6 avril 1483 dans une petite ville de la région de Marche : Urbino. Il était le fils du
peintre Giovanni Santi.
Ce dernier apprit les bases de la peinture à son fils. Mais cette influence donnée par son père fut vite délaissée, au profit de celle du peintre le plus célèbre d'alors, Pietro Vannucci, plus connu
sous le nom de Pérugin auprès
duquel, Raphaël alla étudier à Pérouse, vers 1499-1500. Son premier chef-d'œuvre daté fut Le mariage de la Vierge en 1504. Mais, en découvrant les œuvres de Michel-Ange et de Léonard de Vinci, il partit étudier à Florence de 1504 à 1508 dans le but d'assimiler les techniques de Léonard de Vinci
(sfumato). Il s'installe à Rome en 1509 où Il est introduit par Bramante à la cour de Jules II pour décorer les chambres du Vatican, dont la plus célèbre la chambre de la signature.
Reconnu de son vivant comme un génie, Raphaël continua d’exercer son talent d’artiste et mourut le 6 avril 1520 le jour de son anniversaire.
II Etude de l'oeuvre
D’un point de vu général on distingue au premier plan deux groupes de personnes. Au second plan et au centre deux hommes dialoguant
entourés eux aussi d’un groupe de personnes. La scène se déroule dans ce qu’on pourrait appeler un « temple » de style antique
métissé entre l’art romain (une symétrie quasiment parfaite et un goût prononcé pour les détails (bas reliefs sous les statues)) et grec ( les caissons formant le plafond). Toute cette
architecture aurait été, selon les dire, peinte par Bramante (l’architecte de l’église St Pierre de Rome) lui-même, ou (et c’est plus probable) Raphaël se serait inspiré des travaux de
son contemporain. Enfin cela à peu d’importance vu que le résultat est grandiose (7.70mÍ5m)
et harmonise au mieux l’ambiance choisie par le peintre pour son tableau, à savoir un lieu de connaissances que certains appellent « temple des connaissances ». La perspective
est principalement donnée par les arcades qui non seulement donnent de la profondeur mais aussi ouvrent le tableau au ciel tout en mettant les deux personnages principaux en valeur, la
cause est aussi que le point de fuite ce situe entre les deux hommes. Le personnage de gauche en habits vermeils est Platon et l’homme qui se tient à sa gauche n’est autre qu’Aristote.
Pourquoi eux ? Raphaël a choisi de représenter ceux qui de son temps et encore aujourd’hui sont considérés comme les plus grands philosophes de tout les temps ; mais Raphaël ne
s’est pas arrêté là ; il les a non seulement représentés mais grâce à des gestes des plus simples c’est toute la philosophie de ces deux hommes qu’il dévoile aux spectateurs (et
c’est bien là tout le génie de Raphaël). Platon a été peint avec l’index droit levé vers le Ciel, on peut ainsi déduire que c’est un idéologiste. Cela est renforcé par le simple fait
qu’il tienne dans sa main gauche le Timée, un de ses plus grands ouvrages, dans lequel il décrit, selon son idéologie, sa ville idéale, où les philosophes sont rois et où les rois sont
philosophes. Aristote, paume de la main tournée vers le sol (la Terre) nous monte une manière de pensée plus matérialiste, il est aussi peint avec tenant dans sa main gauche une de se
plus grandes œuvres littéraire : l’Ethique (du grec morale). Le simple fait de les avoir représenté côte à côte montre que ces deux philosophies sont complémentaires et le plus
souvent indissociables. Ce ne sont bien sûr pas les seuls philosophes représentés il y a Socrate (dialoguant ici avec ses mains), Epicure une couronne de pampres sur la tête
(Epicurisme : vivre au jour le jour), Héraclite, Zoroastre et même Diogène (peint négligeant (allongé sur les marches), et négligé (torse nu)) avec une attitude et une posture qui
rappellent son mépris des convenances sociales, son cynisme. Ne vivait d’ailleurs t-il pas dans un tonneau pour montrer son refus de la richesse ?
(pour des soucis de droits d'auteur je me résouds à tronquer le résumé) je ne le fournirai en totalité que sur demande motivée merci de votre
compréhension.
exposé de Jean-Louis Hervé
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